memepasDes histoires frémissantes où le petit frisson de l’effroi est balayé avec légèreté. La gaieté et la subtilité y font bon ménage comme un sourire ou une chanson. Le conteur vif, drôle et surprenant tourne autour du plus doux des symboles de la peur : l’épouvantail
L’épouvantail partage avec le bonhomme de neige et le bonhomme de carnaval la qualité de statue populaire. Fort de sa solitude, il regarde le monde. Discret mais très présent, il est là pour marquer un territoire et nous y laissons un peu de nous quand nous le construisons. Tout comme les contes, il fait partie de ces traditions populaires, de ces coutumes évidentes, qui habitent la vie des gens sans qu’on les remarque. Il nous rappelle que nous pourrions tous être un jour le facteur Cheval. Et il représente notre volonté de maîtriser la peur que nous connaissons depuis notre plus jeune âge

Car pour chaque enfant il y a mille occasions d’être effrayé. Sa peur, notre peur, n’est pas raisonnable, seule l’habitude nous permet de l’apprivoiser. Elle se nourrit de l’inconnu ou, plutôt, de notre incapacité à appréhender la totalité du monde. La peur est humaine, elle est inévitable. Mais elle nous fait grandir et parfois, elle nous donne des ailes.

mpp1     comps 4     mpp4